Vaccin contre la grippe A H1N1

Dans le cadre de la campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1, les personnes séropositives et les malades du SiDA sont considérés comme prioritaires.


Que risque une personne séropositive ou malade du SiDA ?
> Les malades risquent des formes sévères de la grippe A, et sont également exposés à de très sérieuses complications telles que les pneumonies bactériennes (notamment dues au pneumocoque) et l’alvéolite aigue (souvent mortelle).

Quelles sont les malades les plus fragiles ?
> Les personnes qui ont peu de lymphocytes T4 (ou CD4) ;
> Les personnes qui ne sont pas sous traitement, ou dont le traitement ne fonctionne pas ;
> Les personnes qui souffrent d’autres maladies associées au VIH (lymphomes, diabète, problèmes pulmonaires ou cardiaques, cirrhose due à une hépatite virale..) ;
> Les fumeurs ;
> Les personnes vivant dans des conditions précaires, en foyer, en prison... ;
> Les enfants de moins de 5 ans.

Contre quelles maladies faut-il se faire vacciner ?
> Il faut bien entendu se faire vacciner contre la grippe A/H1N1.
> Et il faut également se faire vacciner contre les pneumonies à pneumocoques avec le vaccin Pneumo23® (1 seule injection par voie intramusculaire de préférence ou sous-cutané). Si vous avez été vacciné depuis plus de 3 ans, il vous est alors recommandé de remettre à jour votre vaccination. Le vaccin est - qui est à demander à votre médecin - est relativement efficace, bien toléré, recommandé et remboursé chez le patient immunodéprimé.

Où peut-on se vacciner contre la grippe A/H1N1 ?
> Vous pouvez vous faire vacciner dans l’hôpital qui vous suit pour le VIH (s’il organise la vaccination).
> Si l’hôpital dans lequel vous êtes suivi pour le VIH n’organise pas la vaccination, vous pouvez vous rendre dans le centre de vaccination le plus proche de chez vous. Plus de 1'000 sont répartis sur le territoire national.

Combien de doses faut-il recevoir ?
> La vaccination contre la grippe A(H1N1) comporte une ou deux injections, en fonction des situations personnelles des personnes vivant avec le VIH.
Si le malade n'est pas sous traitement (« trithérapie »), si son traitement donne des résultats insuffisants ou s'il souffre d’une autre pathologie le rendant plus fragile face à la grippe, il lui est recommandé de recevoir une seconde injection trois semaines au moins après la première injection du vaccin ;
Si le malade est sous traitement et que les résultats sont jugés satisfaisants par les médecins, une seule injection suffit.

Je n'ai pas reçu (ou j'ai perdu) mon  bon de bon de vaccination et je souhaiterai me faire vacciner ?
> Il vous suffit de vous rendre au centre d’accueil de l’Assurance maladie le plus proche de chez eux (Caisse Primaire d’Assurance Maladie, CPAM, par exemple), pour éditer un bon de vaccination.

J'ai été en contact avec des personnes malades, que faire ?
> Contactez votre médecin traitant (ou le médecin prenant en charge votre infection ou le service hospitalier dans lequel vous êtes suivi) pour recevoir un traitement préventif (Tamiflu® ou Relenza®). Celui-ci dure de 10 jours.

Que faire en cas de symptômes grippaux ?
> Contactez sans attendre votre médecin traitant (ou le médecin prenant en charge votre infection ou le service hospitalier dans lequel vous êtes suivi) pour recevoir un traitement curatif (Tamiflu® ou Relenza®). Celui-ci dure de 5 jours. Votre médecin doit s'assurer de l’absence d’aggravation des signes au bout de 48h de traitement.

Et en cas de complication (surinfection bactérienne pulmonaire) ?
> Votre médecin pourra vous prescrire un traitement antibiotique - Augmentin® (amoxicilline/acide clavulanique) ou Tavanic® (lévofloxacine).

Existe-t-il des contre-indications concernant ces médicaments lorsqu'on est traité avec des antirétroviraux ?
> Non mais ces traitement doivent être adaptés en cas d’insuffisance rénale.


> Retrouvez d'autres questions/réponses sur le vaccin contre la grippe A/H1N1

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1. Pour les opposants au vaccin, ce dernier a été mis au point trop rapidement. Le passage des essais cliniques à la vaccination est une phase particulièrement sensible et on assisterait à une « expérimentation grandeur nature ». Qu'en est-il ?

 

  • Selon l'OMS, l'obtention de vaccins homologués nécessite environ 5 à 6 mois (cf. le processus nécessaire). La souche de référence de la grippe A/H1N1 qui a servi de base au développement d'un vaccin pandémique a été rendue disponible aux laboratoires pharmaceutiques en mai 2009.
  • Comment ce processus a-t-il pu être aussi rapide ? Les vaccins qui ont pour l'instant été homologués en Europe (élaborés par les laboratoires Baxter, Novartis et GlaxoSmithKline) sont qualifiés de « mock-up » (ou vaccin-maquette). Pour accélerer les délais de conception, les laboratoires ont remanié les vaccins conçus en réponse à l'épidémie de grippe aviaire H5N1 (ceux-ci disposaient déjà d’une autorisation de mise sur le marché) avec la souche H1N1.

  • Chaque laboratoire procède a des essais cliniques sur plusieurs centaines de sujets appartenant à différents groupes d’âge avant de demander l'homologation réglementaire. A ce jour, aucun effet indésirable grave n’a été observé. Sanofi-Pasteur ne rapporte, par exemple, que des réactions locales (rougeur, induration et douleur au site d’injection) et des effets systémiques (fièvre modérée, maux de tête et fatigue) .

  • La vente et l'administration d'un vaccin à la population exigent une homologation réglementaire. Chaque pays a sa propre réglementation et un organisme responsable dans ce domaine. En Europe, c'est l'EMEA (l'agence européenne du médicament) qui homologue les vaccins et la Commission européenne qui autorise leur mise en vente.



2. Contrairement aux Etats-Unis, l'Europe autorise les adjuvants.

  • Un adjuvant ? Les vaccins sans adjuvant ne sont recommandés que chez les femmes enceintes. Pour toutes les autres personnes, le vaccin adjuvanté est privilégié, car les adjuvants permettent de renforcer l'immunogénicité et l'efficacité des vaccins. En France, les plus utilisés sont les sels d’aluminium et les émulsions huile dans l'eau, à base de squalène.
  • Novartis utilise l’adjuvant MF59, à base de squalène (extrait de l'huile de poisson, en particulier de l'huile de foie de requin). Cet adjuvant a déjà été utilisé dans plus de 40 millions de doses vaccinales ; notamment dans le vaccin contre le virus HPV en Grande-Bretagne.

  • Pour son vaccin, GSK utilise l’adjuvant AS03 : une émulsion huile dans l’eau composée de squalène, de tocophérol (vitamine E) et de polysorbate 80 (Tween 80).
    > Selon le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI, CFE-CGC) : « l’adjuvant AS03 n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle » (source). En effet, jusqu'à seules 45'000 personnes ont reçu un vaccin avec cet adjuvant.
    > Selon GSK : « Les résultats cliniques générés jusqu’à présent pour divers candidats vaccins (grippaux ou non grippaux) contenant l’adjuvant AS03 indiquent que cet adjuvant est bien toléré. En effet, ce système adjuvant a déjà été inclus dans la formulation d’un vaccin en développement contre la malaria pour lequel plus de 1300 doses ont été administrées à des sujets adultes et environ 3700 doses à des enfants, y compris à des nouveaux-nés âgés de 10 semaines. Le système AS03 est également étudié comme adjuvant du vaccin grippal saisonnier, Fluarix® dans plusieurs essais cliniques chez le sujet âgé. » (source)

  • Le laboratoire Sanofi-Pasteur utilise un nouvel adjuvant, l'AF03, qui n’a été testé au total que sur quelques milliers de personnes. Il s'agit du produit sur lequel on a le moins d'éléments. 

  • Seul le vaccin développé par Baxter ne contient pas d'adjuvant



3. Le vaccin a-t-il des effets secondaires ?

  • Selon GlaxoSmithKline (27 octobre) : des réactions locales - des douleurs, rougeurs et gonflements au niveau du point d'injection - ont été observées, mais aucune réaction grave n'a été signalée à ce jour. Des cas de fièvre légère, des céphalées et des douleurs musculaires ont également été observées ; celles-ci sont un peu plus fréquemment observées qu'avec les vaccins actuels de GSK sans adjuvant contre la grippe saisonnière.
  • Les effets secondaires semblent généralement apparaître environ 5 heures après l'injection.


4. Existe-t-il des risques graves ?


  • Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a indiqué qu'elle était « tout à fait consciente du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe [...] Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive » (Le Monde, 20 août 2009)
  • « Une relation temporelle a été observée entre la survenue d’un syndrome de Guillain-Barré (SGB) et l’administration de vaccin grippe. La décision d’administrer le vaccin grippe monovalent A(H1N1) 2009 à des personnes ayant des antécédents de SGB doit se fonder sur l’évaluation rigoureuse des risques et bénéfices potentiels. » (source : communiqué de presse de Sanofi, 21 septembre 2009)

  • Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie rare  qui affecte les nerfs périphériques de l'organisme. Celle-ci se caractérise principalement par une faiblesse, voire une paralysie (des jambes, des bras, du cou et des muscles respiratoires). 10% des malades en meurrent et 20% sont affectés par des formes sévères (troubles de la déglutition et paralysie des muscles respiratoires nécessitant une ventilation mécanique).



> Comment est administré le vaccin contre la grippe A/H1N1 ?
> Quelles sont les personnes prioritaires ?

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